• Départ le 12 février en fin de matinée pour une navigation de 685 MN, soit environ 5 jours de mer.

    Nous avons une nouvelle équipière depuis vendredi soir ; en effet Barbara nous a rejoints pour une quinzaine de jours de notre périple entre FORTALEZA et BELEM. La voici donc embarquée dès son arrivée, pas le de temps pour s’amariner.

    Nous avons bon vent pour le départ de 15 à 20 nœuds par le travers avec un courant qui nous pousse. Ca chahute un peu mais ATANUA file dans son allure préférée. Nous établissons un nouveau record de 185 mn dans ces premières 24h. Cela gite et l’équipage n’est pas vaillant dans cette mer qui nous roule un peu.

    Le deuxième jour le vent passe largue et monte à 25 nœuds, ça déménage !

    Pendant 25 h nous tenons tête au AMEL (super MARAMU de 16 m soit 4 de plus que nous) qui fait route commune vers SOURE; lors de ce deuxième jour nous ferons 201 mn en 24 h soit une moyenne de 8.4 nœuds. Ce n’est pas confort et notre équipière n’est pas en grande forme et les quarts sont accompagnés du seau de rigueur.

    A ce rythme nous avons une perspective d’arrivée en 4 jours sur l’escale FORTALEZA ce qui pose le problème des courants de marée lorsque nous embouquerons une des embouchures de l’Amazone. Un courant de 3 à 5 nœuds accompagne les marées, il vaut donc mieux choisir le bon moment, en l’occurrence le flot (il y a 50 MN pour remonter jusqu'à SOURE) qui aide la remontée.

    Nous choisissons de ralentir afin de se caler au mieux avec les heures de marée. Ce troisième jour est donc plus tranquille, le bateau prend moins de gite et cela est plus confortable. Nous en profitons pour faire fonctionner le « DESSAL » et remplir en eau douce notre réservoir.

    Au matin de notre quatrième jour le vent mollit et passe carrément arrière. Avec 2 à 3 nœuds de vent apparent notre prévision n’est plus d’actualité. Elle s’allonge de plus de 48 h !!

    En début d’après midi nous décidons de faire quelques heures de moteur (nécessaire au demeurant pour produire un peu d’énergie électrique). Nous resterons ainsi pendant les 15 heures suivantes car nous n’avons plus de vent et les informations que nous donnent des bateaux sur zone ne sont pas encourageantes avec de gros grains en perspectives et des variations de vent de 0 à 35 nœuds. Ce n’est pas glorieux mais plus sécurisant.

    Nous prendrons en effet de belle douches .Barbara passera son quart sous une belle pluie tropicale de 4 heures qui mouille jusqu’au sous vêtements.

    Nous voici pile poil à l’embouchure au bon moment de la basse mer pour attaquer la remontée de l’Amazone accompagnés d’un bon courant de 3 à 4 nœuds  qui nous fait filer à petit régime entre 7et 8 nœuds ; cela nous permet de parcourir les 50 MN dans le fleuve en une marée.

    Nous sommes à SOURE au mouillage vers 19h30 juste à la nuit (le soleil se couche vers 18h30 ) il nous aura fallu 110 heures pour notre parcours de 685 MN dont environ 25 heures de moteur.

    Nous découvrirons SOURE le lendemain après une nuit tranquille au calme du mouillage pour l’équipage ;

    Demain c’est carnaval !!!


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  • En route pour le continent. Nous partons de mouillage de FERNANDO le 4 février après 5 jours consacrés à la détente et la visite l’archipel.

    Une navigation de 375 MN nous attend. Départ plein ouest avec un vent de sud est établi depuis plusieurs jours (nous avions déjà ce vent à notre arrivée à FERNANDO il y a presque une semaine.

      

    De FERNANDO vers FORTALEZADe FERNANDO vers FORTALEZA

      ATANUA par 3°49' S et 32°52' W

    De FERNANDO vers FORTALEZA

    De plus, un courant portant sur la fin de la navigation nous promet de beaux surfs dans la vague.

    De FERNANDO vers FORTALEZA

    Nous sommes largue les premières 24 h et ça déménage avec un vent de 20 à 22 nœuds réels. Nous tenons une moyenne de 8 nœuds, soit plus de 192 miles dans notre journée, c’est notre record.

    De FERNANDO vers FORTALEZA

    Le Bateau DJANGO MAYOSA Qui a fait route une journée à nos cotés 

    Nous souhaitons arriver de jour sur FORTALEZA et compte tenu de cette moyenne les 365 Mn seront largement avalés en moins de 43 heures. Cela nous fera arriver vers 1 heure en pleine nuit, ce qui compte tenu des nombreuses épaves qui jalonnent l’entrée, parait il ,n’est pas raisonnable.

    Comme le courant favorable nous pousse nous décidons au soir de notre deuxième nuit de réduire la voilure en prenant un premier ris. La nuit est tranquille sous cette allure.

    Au milieu de la matinée le vent prend une direction plus est et nous sommes presque vent arrière avec plus de 25 nœuds de vent réel soit environ 20 en vent apparent. Notre moyenne faiblit un peu vers 7.5 nœuds, ce qui est encore trop pour envisager une arrivée à l’aube au mouillage.

    Nous décidons d’affaler la grande voile et de ne naviguer que sous génois seul. Avec le courant nous surfons dans la vague à des vitesse instantanées de plus de 11 nœuds. ATANUA vibre de belle manière.

    Dommage pour le « fun » que nous n’ayons pas plus de toile car c’est vraiment de belles sensations.

    Nous arrivons sur la pointe de FORTALEZA vers 4 heures le matin ; le soleil est encore loin d’apparaitre sur l’horizon. Les premières  lueurs ne seront là que vers 5 heures 30 quand nous jetons l’ancre. Un peu de stress pour cette entrée mais tout c’est bien passé, même si nous avons frôlé un cargo non balisé au mouillage dans la rade.

    Nous aurons donc mis 47 heures pour parcourir les 365 MN, soit moins de temps que pour les 240MN entre JOAO PASSOA  et FERNANDO. Une belle moyenne de 7.7 nœuds malgré notre décision de réduire la voilure


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  • Départ de l’escale de JOAO le samedi 28 janvier vers 10h le matin. Nous quittons la ria de JACARE vers 10 heures sous un soleil de plomb.

    De JOAO PASSOA vers FERNANDO de NORONHA

    Départ de JOAO PASSOA - le vieux fort -

    La navigation semble compliquée avec un courant qui longe la cote en venant du nord et un vent de nord est. Une navigation de 245 MN sur un bord de près qui annonce l’inconfort.

    Pour cette fois, malheureusement pour nous, la météo est juste. Un vent de 18 à 20 nœuds nous assure une moyenne de 5 nœuds.

    Nous serons au mouillage de FERNANDO au petit matin après 50 heures de navigation le lundi 30 janvier vers midi.

    De JOAO PASSOA vers FERNANDO de NORONHA

     Arrivée sur FERNANDO

    Compte tenu de ce bord de près pendant tout ce temps nous arriverons juste avec la réserve d’électricité. En effet la gite importante tribord sort la prise d’eau de mer du refroidissement du groupe électrogène et empêche donc de charger les batteries. Seule la charge des panneaux solaires dans la journée nous permet de maintenir le niveau de charge.

    C’est toutefois un paysage magnifique que d’apercevoir, au petit matin, cet archipel perdu à plus de 500Km de la cote brésilienne.

    De JOAO PASSOA vers FERNANDO de NORONHA

    Coucher de soleil au mouillage de FERNANDO de NORONHA

    Le mouillage est rouleur, et nous serons bercés plus que nécessaire pour la nuit. Avouons toutefois que le paysage mérite ce petit inconvénient.

    De JOAO PASSOA vers FERNANDO de NORONHA

    Plage non loin du mouillage

    Nous préparons la visite de l’ile par la location d’un buggy. Beaucoup de clubs proposent des plongées .Tortues, poissons multicolores et requins sont au programme.

    Nous nous contenterons de nos masques et tubas pour approcher le monde marin de l’ile, mais c’est un autre bout de notre aventure à FERNANDO do NOROHNA


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  •   Nous partons le samedi  14 janvier de Salvador en direction de JOA PASSOA dans l’état du Para de la région Nordeste du Brésil. Une navigation compliquée de 485mn environ nous attend. La météo nous annonce un vent  d’est de 10 à 15 nœuds. Notre cap étant au environ  50 cela nous promet 4 jours de près (en espérant que le vent ne faiblisse pas) et une perspective d’une centaine d’heures de navigation en tablant sur une moyenne de 5 nœuds.

      De Salvador vers JAO PASSOA

    Nous faisons un détour vers la pompe pour l’appoint de gasoil préventivement, et partons vers 9 heures du matin pour espérer ne pas arriver de nuit  à JOAO PASSOA. En effet l’entrée est difficile et mal balisée de nuit.

    Les prévisions de la météo semblent justes et cette matinée se passe sans difficulté malgré un fort courant contraire qui ralentit ATANUA  à un moyenne de moins de 4 nœuds.

    Malheureusement comme souvent depuis que nous naviguons le long des cotes le vent mollit en fin d’après midi. Nous posons la question d’un bord vers le large afin d’éviter les courants contraires et espérer un vent mieux établi que sur la cote. Tout compte fait nous abandonnons cette option car le rapport vitesse distance n’est nullement favorable dans cette option  et nous allonge la distance de plus de 75 Mn soit sur environ 96 heures de navigation  il faudrait faire un nœud de moyenne en plus.

    Nous décidons de faire un peu de moteur pendant ce peu de vent et faire la recharge des batteries pour une nuit paisible et nous éviter la mise en route du groupe électrogène.

    De Salvador vers JAO PASSOA

    D’autres bateaux  nous côtoyant prennent une décision similaire et nous confortent dans notre option de navigation côtière.

    Mise en route ! Oh rage notre moteur ne veut rien entendre ! Du courant mais pas de démarreur. Les questions trottent en dans les têtes alors que nous avons révisé le tout lors de notre escale à Salvador. En conséquence nous sommes ballotés avec moins de 2 nœuds de vent dans le nez. Bref ce n’est pas confort mais il nous reste les voiles (après tout c’est d’abord un bateau à voiles).

    Quelques heures de ce régime énervent un peu, mais le vent reprend doucement pour monter vers 18 nœuds. Super nous envoyons le maximum de toile pour en profiter. A cette allure de prêt ATANUA file mais gite pas mal, c’est normal et voyons notre moyenne revenir vers les 5 nœuds envisagés ;

    Avant les quarts de nuit un petit coup de groupe pour charger les batteries et être tranquille. Tout va bien ! Hélas non le groupe se met en défaut car il n’est plus refroidi. Nous gitons trop et la prise d’eau de mer pour le refroidissement est hors d’eau et désamorce la pompe.

    Galère !!! Pas  de moteur et pas de groupe c’est : pas de recharge d‘électricité et nos panneaux solaires en charge dans la journée ne suffiront pas à étaler nos besoins. Nous coupons le pilote automatique gros consommateur et envisageons les mesures d’économie pour les 3 jours à venir avant de rallier JOA PASSOA.

    Puis nous nous attelons à résoudre les problèmes dans le calme ? Avec une bière pendant la réflexion. D’abord bricolage du groupe et sa pompe récalcitrante, en faisant moins giter le bateau (Donc moins de vitesse).

    Pour faire sourire nous avons lors d’un moment sans vent vu que notre prévision d’arrivée était le 6 février soit environ 23 jours (552 h) pour les 410 mn qui nous restaient à parcourir ; je vous laisse faire le calcul de notre vitesse (Un Mn c’est environ 1800 mètres)

    Enfin après un peu d’énervement et pas mal de gros mots la pompe daigne se remettre en aspiration sans trop de casse. Elle se remettra en alarme, mais répartira dès que le bateau est remis à plat. Nous aurons donc de l’électricité pendant le reste de notre parcours.

    Nous nous attaquons ensuite aux problèmes du moteur. Enormément de jurons dans notre relation avec lui, mais il reste indifférent aux insultes. Nous échangerons par VHF avec d’autres bateaux sans succès pour lui.

    De Salvador vers JAO PASSOA

    De vagues souvenirs remontent à la surface et reviennent se connecter sur une mémoire ancienne. Il est possible de démarrer un moteur diésel, électriquement récalcitrant, avec un tournevis en faisant contact entre le circuit positif batterie et la borne du positif du démarreur. Au travail, et après un bon moment de réflexion (il ne s’agit pas de se tromper et faire un court circuit, pire encore que le mal dont souffre Mr VOLVO) nous tentons l’essai.

    Euréka, le miracle s’accomplit devant un foule en liesse et ébahie. Nous fêterons cela par un jus de MARACUJA gardé au frais pour une telle grandiose occasion.

    Il nous reste encore deux jours  de navigation, et renouvèlerons le miracle plusieurs fois quand le vent ou l’énergie  électrique manqueront.

    Notre arrivée pour le petit matin du 19 se profile et nous préparons notre dernière nuit de veille. Vers 2 heures le matin plus de vent du tout et nous nous préparons au « bidouillage » pour la mise en route du moteur. Compte tenu de la proximité de l’arrivée nous envisageons de terminer les quelques heures au moteur. Nous souquons la grand voile pour ne pas la voir battre au vent. Retour vers la couchette pour attendre le lever du jour.

    A ce moment ATANUA opère un pas de danse avec tour sur 360° et s’alarme dans tous les compteurs. Le vent est passé de 0 à 28 Nœuds en quelques secondes. Un grain énorme s’abat sur nous et nous sommes douchés en quelques secondes.

    La surprise passée et le calme revenu, nous apercevrons l’entrée de la baie de JACARE aux premières lueurs du jour. Nous verrons plusieurs bateaux qui comme nous attendaient cette première lueur pour rentrer au mouillage.

    Il reste environ 5 Mn  à  faire au moteur pour l’atteindre et nous repenserons aux problèmes de faire ces derniers miles sans moteur compte tenu du chenal étroit qu’il faut suivre.

      

    Nous sommes à l’ancre vers 10 heures ce matin du 19 après 97 heures de mer et pas mal d’énervement sur cette navigation fort peu agréable pour nous.


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  • La baie de « TODOS SANTOS »

    Un peu d’histoire

    Ainsi nommée en 1501 après qu'une expédition portugaise fut envoyée pour reconnaître les terres découvertes un an avant par Pedro Alvares Cabral. Le 1er novembre est le jour de tous les saints en accord avec la religion catholique. L'expédition était commandée par GASPAR DE LEMOS accompagné d'AMERIGO VESPUCCI cartographe et écrivain qui donnera son nom à tout le continent américain. Ils nommèrent tous les accidents géographiques par le nom des saints du calendrier du jour où ils étaient identifiés.

    Un peu de géographie

    Ouverte sur l'océan Atlantique, elle contient la capitale bahianaise Salvador de Bahia et l'île d'ITAPARICA. Le climat tropical est chaud et humide. La végétation forme des mangroves.

    Dans la baie, on compte 56 îles dont la plus grande est ITAPARICA. Les autres îles importantes de la baie sont : ILHA DOS FRADES (des Frères), île de Maré, île de BOM JESUS et la station écologique de l'île de la Peur (ILHA DO MEDO). Les autres îles qui composent le tour touristique sont :

    Madre de Deus, BOM JESUS DOS PASSOS, MATARANDIBA, SARAIBA, MUTA, OLHO AMARELO, CARAIBAS, MALACAIA, PORCOS, CARAPITUBAS, CANAS, PONTA GROSSA, FONTES, PATI, SANTOS, COQUEIROS, ITAPIPUCA, GRANDE, PEQUENA, MADEIRA, CHEGADO, TOPETE, GUARAPIRA, MONTE CRISTO, COROA BRANCA ET URUABO

    Navigation dans la baie de SALVADOR

    BATEAU TRADITIONNEL SOUS VOILE

    Petite navigation en partant de la marina vers l’ile d’ITAPARICA

    Navigation dans la baie de SALVADORNavigation dans la baie de SALVADOR

    Nous mouillons au nord de l’ile près de la ville ou des mouillages sont possibles. Un ponton permet l’accès aux installations de la Marina. Nous y passons la nuit avec un départ en fin de matinée pour BOM JESUS

    Navigation dans la baie de SALVADORNavigation dans la baie de SALVADOR

    Nous y serons en fin d’après midi après une courte navigation de quelques miles nautiques. Un bateau est à l’ancre dans un coin de nature que les oiseaux nous disputent. Un petit hôtel borde la plage sans gâcher le paysage. Nous passerons la nuit là.

    Navigation dans la baie de SALVADOR

    Nous repartons au matin vers l’ile de FRADES à quelques encablures par un passage étroit et peu profond. Nous toucherons d’ailleurs,ceci sans conséquence.

    Le mouillage est moins sauvage et la vue sur le terminal pétrolier et les tankers qui viennent charger (Oui il a du pétrole sur cette ile) gâtent le plaisir de l’endroit. Mais rassurez vous nous passerons une soirée calme en nous préparant à la tempête de décibels de la nuit du réveillon 2012 ;


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